Rejoindre un Klub sans posséder de logement : ce que ça change
Antoine loue un deux-pièces à Rennes. Il n'a rien à mettre dans un Klub — et il en fait partie depuis deux ans, invité par des amis qui, eux, ont des maisons.
Antoine, 31 ans — Rennes
Antoine est locataire d'un deux-pièces à Rennes. Aucune résidence secondaire, aucune maison de famille. « Quand mes amis m'ont parlé de leur Klub, ma première réaction a été : je n'ai rien à y mettre. »
La question que tout le monde se pose
C'est une des interrogations les plus fréquentes autour du partage de logement : faut-il posséder pour participer ? Elle vient d'une confusion avec l'échange de maison classique, où la réciprocité est la règle — vous prêtez, donc vous empruntez.
Un cercle privé ne fonctionne pas ainsi. On y entre parce que quelqu'un vous y invite, pas parce qu'on apporte un bien.
« Ils ne m'ont pas invité pour ma maison. Ils m'ont invité parce que je suis leur ami. »
Ce que ça donne en pratique
- Il part. Trois ou quatre fois par an, chez l'un ou l'autre — une maison en Mayenne, un appartement à Biarritz.
- Il participe aux frais. Les frais d'occupation sont indiqués sur chaque fiche ; il paie sa part comme les autres.
- Il accueille aussi. « J'ai un canapé et je suis en centre-ville. Deux d'entre eux sont venus pour un concert. Ce n'est pas une maison de campagne, mais ça rend service. »
Le déséquilibre qui n'en est pas un
Antoine emprunte plus qu'il n'accueille, et il le sait. « J'ai mis un an à arrêter de m'en excuser. »
Ce qui a réglé la question, c'est le temps. « Le type qui a la maison en Mayenne a déménagé l'an dernier. J'ai fait trois allers-retours avec mon utilitaire. On ne compte pas les week-ends, on compte sur les gens. »
Un point à vérifier avant de partager un logement loué
Antoine n'a pas inscrit son appartement : il accueille, mais ne le met pas à disposition en son absence. « J'ai relu mon bail. Le prêt à titre gratuit est encadré, la sous-location interdite. Je n'avais pas envie de me poser la question à chaque fois. »
C'est un réflexe à avoir pour tout locataire : la contrainte vient du contrat de bail, pas de l'outil.
Pour qui cette situation parle
Elle concerne ceux qui pensent être exclus du partage de logement faute de posséder quelque chose : locataires, jeunes actifs, personnes en ville. Un Klub réunit d'abord des gens qui se connaissent — ce que chacun y apporte vient ensuite, et ne prend pas toujours la forme d'une maison.
Questions fréquentes
Faut-il posséder un logement pour rejoindre un Klub ?
Comment rejoindre un Klub sur KazaKlub ?
Peut-on partager un logement qu'on loue ?
D'autres situations
- Nos enfants vivent dans quatre villes, on se retrouve enfin plus souvent Trois enfants, quatre villes, des Noëls qui s'espaçaient. La maison de Bretagne était toujours là — c'est le fait de savoir qui pouvait venir quand qui manquait.
- Quatre couples d'amis, quatre maisons, un réseau privé Ils partaient trois week-ends par an, freinés par le coût de l'hébergement. Depuis qu'ils partagent leurs quatre maisons, il s'en organise presque un par mois — sans que personne tienne les comptes.
- Ma résidence secondaire me coûtait cher : je l'ai partagée au lieu de la vendre Isabelle a fait estimer sa maison du Lubéron deux fois en trois ans. Elle ne l'a pas vendue. Aujourd'hui la maison sert une vingtaine de semaines par an, et les charges se partagent.